Chiffres

Les Maladies cérébrovasculaires constituent la troisième cause de décès, mais la première cause de handicap acquis au Grand-Duché de Luxembourg. Elles représentaient, en 2006, 9 % des causes de décès. Ceci signifie, qu’au Luxembourg surviennent environ 4 Accidents Vasculaires Cérébrals (AVC) par jour. Une de ces quatre personnes gardera une invalidité permanente, une autre en mourra dans l’année qui suit.

Les conséquences psychosociales, suite à une perte d’autonomie due à un AVC, sont considérables :

  • nécessité de soins à domicile ou dans un foyer,
  • perte du travail,
  • problèmes financiers,
  • isolement social,
  • dépression,
  • problèmes sexuels,...

Causes des AVC

Un AVC est dû principalement à une obstruction d’un vaisseau sanguin qui empêche le sang d’arriver jusqu’au cerveau.

La cause la plus fréquente est l’accumulation de dépôts de graisse (dépôts lipidiques) sur les parois internes des vaisseaux sanguins qui alimentent le cerveau : ceux-ci se rétrécissent et perdent leur souplesse : c’est le phénomène d’athérosclérose.

Lorsque les vaisseaux partiellement obstrués se bouchent complètement par un caillot de sang, ils ne peuvent plus transporter le sang jusqu’au cerveau : une partie de celui-ci ne sera donc plus alimenté en oxygène et autres éléments nutritifs : une lésion s’installe : c’est l’AVC ou infarctus cérébral.

Parfois il peut aussi y avoir rupture d’un vaisseau sanguin dans le cerveau, et l’épanchement de sang qui en résulte provoque alors une lésion du tissu cérébral : c’est l’hémorragie cérébrale, une autre forme d’AVC.

En cas de troubles du rythme cardiaque, des petits caillots sanguins peuvent se former dans le coeur et être transportés par les vaisseaux sanguins jusqu’au cerveau. Ces petits caillots, appelés également emboles, peuvent obstruer une petite artère cérébrale, l’empêchant ainsi d’irriguer la zone du cerveau qui lui est impartie. C’est l’embolie cérébrale, une troisième forme d’AVC.

Signes d’un AVC

Le symptôme le plus fréquent d’un AVC est un relâchement soudain accompagné d’une faiblesse musculaire ou paralysie du visage, d’un bras ou d’une jambe, le plus souvent d’un seul côté.

Parmi les autres symptômes figurent l’apparition brutale des signes suivants :

  • Engourdissement, avec perte de sensibilité, du visage, d’un bras ou d’une jambe, particulièrement d’un seul côté ;
  • Confusion mentale soudaine, avec difficulté à parler ou à comprendre ;
  • Difficulté à voir avec un œil ou les deux yeux, ou vision double soudaine ;
  • Difficulté à marcher, vertiges, perte d’équilibre ou de la coordination ;
  • Mal de tête intense de cause inconnue ;
  • Évanouissement ou perte de connaissance.

Les effets d’un AVC dépendent de la partie du cerveau atteinte et de l’ampleur de la lésion cérébrale. Un AVC peut ne toucher qu’une partie du corps, mais il peut aussi paralyser complètement un côté, ou entraîner une mort subite dans les cas plus graves.

Bien réagir

Si vous observez chez quelqu’un des signes d’AVC, réagissez immédiatement : Appelez le 112 : Chaque minute compte !

L’élément le plus important dans le traitement aigu de l’AVC est le transfert rapide vers une unité hospitalière neurologique spécialisée (Stroke Unit ou Unité Cérébro-vasculaire) prenant en charge exclusivement les AVC. Une telle unité est composée d'une équipe spécialement formée et motivée, de neurologues, d’infirmières, de kinésithérapeutes, d’ergothérapeutes, d’orthophonistes et d’assistantes sociales.

Si le transfert vers la Stroke Unit a pu être réalisé rapidement, une thrombolyse pourra être effectuée par un médecin spécialisé. La thrombolyse vise à dissoudre les caillots sanguins obstruant les artères. Si elle est effectuée dans les 4,5 heures suivant le début des symptômes, elle réussira à minimiser l’extension de la lésion cérébrale et à préserver autant que possible le tissu cérébral environnant.

Ensuite, pour que la personne atteinte retrouve au plus vite ses capacités physiques et une communication adéquate, il est essentiel de :

  • surveiller son déficit neurologique,
  • mettre en route un traitement approprié,
  • diagnostiquer ses désordres biologiques et physiologiques : glycémie, tension artérielle, bilan lipidique, rythme cardiaque, température,…
  • mettre en place le plus tôt possible une rééducation adaptée avec 1 kinésithérapeute, 1 logopède et 1 ergothérapeute.

AVC est une URGENCE

  • Reconnaître à temps les signes, c’est sauver des vies et éviter des handicaps lourds.
  • Réagissez immédiatement et appelez le 112 !

Prévention

Plusieurs facteurs entraînant un risque accru d’AVC sont liés aux habitudes de vie :

  • le tabagisme,
  • une mauvaise alimentation,
  • le manque d’exercice physique,…

Ces mauvaises habitudes de vie peuvent entraîner des troubles sérieux :

  • tension artérielle trop élevée (=hypertension artérielle),
  • taux trop élevé de glucose sanguin (=hyperglycémie, diabète),
  • taux trop élevé de lipides sanguins (hyperlipidémie).

Ces troubles constituent les principaux facteurs de risque de l’AVC.

En vivant sainement, on peut, dès le jeune âge, éviter que ces facteurs de risque ne s’installent et finissent par occasionner un AVC.

Pour cela, il est essentiel de :

  • Arrêter de fumer
  • Faire de l’exercice physique au moins pendant ½ heure par jour
  • Manger au moins cinq portions de fruits et de légumes par jour,
  • Limiter la consommation de sel à moins d’une cuillère à café par jour,
  • Faire contrôler sa tension artérielle régulièrement,
  • Faire contrôler son taux de glucose sanguin,
  • Garder un poids idéal en pratiquant régulièrement une activité physique et en mangeant de façon saine et équilibrée,
  • Consommer l’alcool avec modération

 

Outils d’information

Une campagne multimédia destinée à informer et à encourager au changement de comportement et à l’adoption d’habitudes de vie plus saines a été lancée.

Elle invite à la solidarité et l’adoption des gestes qui sauvent :

  • reconnaître les signes de l’AVC,
  • appeler immédiatement les secours par le 112.
  • Dernière modification le 01-09-2016