Présentation du Dossier de soins partagé et de sa campagne de communication «MyDSP»

Lors d’une conférence de presse en date du 6 octobre 2020, la ministre de la Santé et ministre déléguée à la Sécurité sociale, Paulette Lenert, et le ministre de la Sécurité sociale, Romain Schneider, en présence du président du Conseil de gérance de l’Agence eSanté, Christian Oberlé, ont présenté le Dossier de Soins Partagé (DSP) et sa campagne de communication « My DSP ».

Le DSP est le dossier de santé électronique gratuit, personnel et sécurisé qui centralise les données de santé essentielles du patient à un seul endroit.

Avec l’achèvement de la phase pilote au 31 décembre 2019 auprès d’une cible restreinte de patients, (patients suivis par un médecin référent et des patients volontaires) et l’entrée en vigueur le 1er janvier 2020 du règlement grand-ducal précisant les modalités et les conditions de mise en place du dossier de soins partagé, l’Agence eSanté déploie le DSP progressivement à toutes les personnes affiliées à la sécurité sociale luxembourgeoise.

Nombreux avantages pour le patient et les professionnels de santé

Le DSP est alimenté au fil du temps avec des documents relatifs à la santé du patient par les divers professionnels de santé intervenant dans le parcours de soins de santé du patient (tels que les médecins, les établissements hospitaliers, les structures spécialisées et de soins, les labos, les pharmacies) ou par le patient-même.

Au patient et aux professionnels de santé, le DSP offre ainsi de multiples avantages:

  • Les informations de santé essentielles sont centralisées à un seul endroit. Le patient n’a donc plus besoin de les mémoriser.
  • En cas d’urgence médicale, les professionnels qui prennent en charge un patient ont directement accès à ses données essentielles. Le DSP peut sauver la vie à un patient.
  • Le DSP facilite le partage de données entre les professionnels de santé et l’accès direct aux données, si le patient l’autorise. Ceci facilite la coordination des soins et favorise une prise en charge optimale et adaptée à l’état de santé du patient.
  • La volonté en matière de don d’organe peut être exprimée par le patient au sein de son DSP.

« Le patient n’a plus besoin de ramener son dossier d’un médecin à l’autre. Si le patient accorde l’accès à un professionnel de santé, ce dernier a tout de suite accès aux informations utiles du patient. Ceci permet un gain de temps précieux lorsqu’une intervention imprévue est nécessaire », explique le ministre Romain Schneider.

Un pas de plus vers le « patient empowerment »

Le DSP est accessible au patient et aux professionnels de santé ayant le droit d’exercer au Luxembourg, intervenant dans la prise en charge du patient (lien thérapeutique) et auxquels le patient a donné un droit d’accès. C’est le patient qui décide qui a accès à ses informations.« Le patient devient plus que jamais acteur de sa santé et garde la maîtrise des accès et de la nature des échanges de ses données. Le DSP permet donc au patient de jouer un rôle plus actif dans son parcours de soins de santé, favorisant ainsi le «patient empowerment» convoité par les patients, les associations représentant l'intérêt des patients et les autorités sanitaires nationales et internationales », souligne la ministre de la Santé, Paulette Lenert.

Le DSP en chiffres

La sécurité sociale luxembourgeoise compte quelques 850.000 affiliés (626.100 résidents).

Fin décembre 2019, à la clôture de la phase pilote, le nombre de documents déposés dans les DSP ouverts dépassait le seuil du quart de million. En effet, les statistiques au 31 décembre 2019 montrent que
314.281 documents ont été déposés dans les 59.138 DSP ouverts.

Depuis le lancement du déploiement généralisé du DSP en janvier 2020, le nombre de DSP ouverts est passé à 625.564, ce qui correspond à une couverture de 77% des assurés. L’ensemble de ces DSP compte 747.637 documents déposés au total, et 299.055 DSP contiennent au moins un document. En seulement 9 mois, près de 400.000 nouveaux documents ont été déposés. Pour le mois de septembre seul, on compte en moyenne 3.448,3 documents déposés dans les DSP par jour; sur la période du 1er janvier au 30 septembre cette moyenne s’élève à 1.553,9 documents/jour. Le nombre moyen de documents par DSP contenant au moins un document, se situe actuellement à 2,5 documents (747.637/299.055).   

Parmi les documents les plus souvent déposés, se démarquent actuellement les résultats d’examens biologiques (81%), les résumés patients (9%), les résumés des prestations (6%), les comptes rendus des actes diagnostiques (1%), les certificats médicaux (1%).

Romain Schneider rajoute : « Jusque début de l’année prochaine, le déploiement du DSP pour les 850.000 assurés sera terminé et chaque assuré aura dès lors accès à son propre dossier électronique de soins partagés ; le prochain défi est d’alimenter le DSP avec les documents essentiels des assurés. »

La campagne de communication « myDSP »

Le déploiement généralisé du DSP est accompagné d’une campagne de communication s’adressant au grand public.

 « Avec la campagne de communication, nous voulons davantage faire connaître le DSP au grand public et communiquer sur ses nombreux avantages dans un objectif d’inciter la population à une utilisation active de son DSP et de fédérer la population autour du DSP et les enjeux qu’il porte », précise la ministre.

Pour créer de la notoriété autour du DSP et pour toucher de façon optimale la population-cible hétérogène et multilingue, la radio et l’internet (bannières et campagnes virales) ont été privilégiés comme supports média.  À travers une série de visuels et de spots radio, proposant différentes mises en situation, l’accent est chaque fois mis sur un avantage spécifique du DSP.

Un dépliant disponible en différentes langues fournit des informations plus détaillées.

La diffusion de la campagne sera lancée vers la mi-octobre 2020.

  • Dernière modification le 06-10-2020