Journée mondiale contre les hépatites

L'hépatite C, comme la plupart des hépatites, passe souvent inaperçue. L'évolution est très lente et les conséquences peuvent être extrêmement lourdes pour la santé. Seul un test de dépistage permet de la détecter. N’hésitez pas à consulter votre médecin. Le test peut également être fait gratuitement et anonymement au Dimps : www.dimps.lu

Mardi 28 juillet ¦ Journée mondiale contre l'hépatite

Information, prévention, vaccination, recherches menées au Luxembourg

Le mardi 28 juillet 2015, l’HIVberodung et le Luxembourg Institute of Health (LIH) en association avec le Centre Hospitalier de Luxembourg (CHL) et le ministère de la Santé seront présents afin de sensibiliser le public sur les hépatites, le dépistage, la vaccination et les recherches sur les traitements menées au Luxembourg.

  • dans le Hall de la Gare de Luxembourg (8h00 à 10h00),
  • sur la place de la Résistance à Esch-sur-Alzette (11h00 à 13h00)

Tests de dépistage rapides et gratuits

L’HIVberodung proposera des tests rapides de dépistage de l’hépatite C dans le Dispositif d’Intervention Mobile pour la Promotion de la Santé Sexuelle (DIMPS).

Vaccination

Un vaccin existe pour les hépatites A et B. Aucun vaccin n’existe contre l’hépatite C, qui est considérée comme l’hépatite la plus dangereuse.

Souvent asymptomatiques, les hépatites peuvent entraîner la destruction du foie nécessitant alors une greffe. 

Comment prévenir les hépatites?  

Hépatite B

Aujourd'hui, chacun peut être vacciné contre l'hépatite B et se protéger contre cette maladie dangereuse très répandue dans de nombreux pays.

Les infections peuvent être transmises au sein même de la famille. Les patients atteints du virus de l’hépatite B ont une responsabilité particulière vis-à-vis de leurs enfants, partenaires et proches qui doivent être vaccinés /protégés contre cette infection.

Les enfants devraient également être vaccinés dès la naissance contre le virus HBV tout comme les voyageurs en dehors de l'Europe, qui ont un risque plus important que les autres et qui doivent veiller au contrôle de leurs vaccinations. 

Au Luxembourg, un vaccin contre l’hépatite B est proposé pour tous les nouveau-nés. Aucune vaccination n’est obligatoire, mais les vaccinations sont offertes systématiquement lors des consultations pédiatriques de routine, dans le cadre du programme de santé maternelle et infantile.

Les taux de vaccination sont très élevés (93,6% d’enfants vaccinés, enquête 2012) ; aussi, l’hépatite B ne devrait plus poser un grand problème de santé publique à l’avenir chez nous.

Hépatite C

En revanche, pour l’hépatite C, il n’existe pas de vaccin.

Elle affecte principalement les usagers de drogues par voie intraveineuse qui échangent leur matériel usagé et la population homosexuelle. 

Règles à respecter

  • Ne pas partager sa seringue et tout autre matériel d’injection (cuillère, filtre) avec une autre personne en cas d’injection de substances (héroïne, cocaïne, stimulant de type cathinone et autres)
  • Ne pas partager la paille utilisée pour le sniff (par exemple pour les usagers de cocaïne ou autre)
  • Eviter de partager les ustensiles hygiéniques, tels que rasoirs, coupe-ongle, brosse à dent
  • En cas de tatouage, piercing, implants micro-dermiques, s’assurer que les conditions de stérilité du matériel soient scrupuleusement
    respectées

Infections sexuellement transmissibles

L’hépatite B et C comptent également parmi les infections à transmission sexuelle. Le port systématique du préservatif lors des rencontres sexuelles occasionnelles est essentiel pour se protéger.

L’importance du dépistage précoce est également rappelée, car plus l’infection est découverte tôt,  plus vite la transmission à d’autres partenaires sexuels pourra être évitée.

Un site internet dédié (www.safersex.lu) informe sur les principales maladies à transmission sexuelle, sur leurs symptômes, traitements et moyens de prévention.

Vers un plan national contre les hépatites

Le ministère de la Santé élabore actuellement un plan national d’action contre les hépatites virales dont l’objectif est :

  • de diminuer le nombre de contaminations,
  • d’augmenter le nombre de diagnostics précoces,
  • d’améliorer la prise en charge et la qualité de vie des patients.

Ce plan comprend notamment une amélioration de la surveillance et de la connaissance épidémiologique de l’infection par la création d’un registre national.

Recherche sur l’hépatite C

Au LIH, l’équipe du Dr Carole Devaux évalue l’efficacité des traitements contre le virus de l'hépatite C (HCV), ainsi que l’apparition potentielle de résistances au traitement.

L'ensemble de ces recherches a pour but de permettre un meilleur suivi des patients et une optimisation des traitements.

Grâce à ces nouveaux traitements, l’éradication de l’hépatite C est possible. Cependant, un suivi des résistances aux traitements est nécessaire.

En l’absence de vaccin, l’identification et la prise en charge de tous les patients sont nécessaires et doivent être accompagnées de mesures de prévention pour endiguer la transmission du virus, en particulier dans les groupes exposés au HCV.

Actuellement, des études épidémiologiques et comportementales sont en cours chez les usagers de drogue afin de mieux connaître les facteurs de risque, évaluer le taux de réinfection après traitement et améliorer les actions de prévention.

Une autre étude, réalisée par le Dr Vic Arendt au centre pénitencier, a montré que 17.2% des prisonniers traités en prison et guéris se réinfectent dans une période de 3 ans.

Ces données montrent qu’il est nécessaire d’améliorer la prévention et le suivi des personnes à leur sortie de prison. 

Recherche sur l’hépatite B 

Au LIH, l'équipe du Prof Claude P. Müller étudie depuis plus de 10 ans le virus de l’hépatite B (HBV).

Les études se concentrent sur :

  • a surveillance moléculaire,
  • les voies de transmission,
  • l’évolution du virus dans plus de 15 pays sur 4 continents (Afrique subsaharienne, Asie du Sud-Ouest et les nouveaux pays émergeants de l’ancienne Union Soviétique).

Une vaste observation sur l’évolution de l’hépatite B dans le monde entier donne d’importantes informations sur la nature et l’origine du virus de l’hépatite B moderne.

Par exemple, le laboratoire a trouvé de nouvelles variantes du virus au Laos, Nigéria, Cameroun et au sein de la République Centrafricaine. 

Des études menées au Laos examinent comment se développent de nouvelles variantes de l’HBV dans les infections mixtes.

En collaboration avec le Centre de Transfusion Sanguine à Vientiane (Laos), le laboratoire examine des infections cachées dans le sang des donneurs, afin de pouvoir assurer une meilleure sécurité de transfusions sanguines.

Actuellement, en collaboration avec le LaoLuxLab de l’Institut Pasteur du Laos et Lux Development, le Prof Claude P. Müller et le Dr Judith Hübschen mènent aussi des études pour évaluer l’efficacité et la durée de la protection du vaccin contre l’hépatite B chez les enfants au Laos.

  • Dernière modification le 24-07-2015