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    • Maladies, Santé sexuelle, Politique nationale
    • 2012
    • Rapport
    • Français

    Et en 2011 ? - un nouveau plan d’action pour 5 ans.
    Quoi de neuf dans ce nouveau plan d’action? Essentiellement de la continuité, parce qu’on ne change pas une équipe / stratégie qui gagne. Mais quelques ajouts et nouveautés tout de même. Essentiellement l’extension de l’offre de dépistage : dépistage ciblé sur les groupes à haut risque d’une part et dépistage grand public d’autre part. Création de deux centres de dépistage anonyme et gratuit, au CHdN à Ettelbruck et au CHEM à Esch. Formation des laborantins et infirmières-préleveuses des laboratoires des hôpitaux et des laboratoires privés au counselling pré- et post -test. Extension des activités du DIMPS (dispositif d’intervention mobile pour la prévention et la promotion de la santé sexuelle), pour assurer une présence digne de ce nom aux lieux de rencontre gays, sur le trottoir, au centre Abrigado, aux foyers pour demandeurs d’asile. Ceci dans l’objectif d’amener le test aux personnes exposées mais qui n’auraient pas tendance à se rendre spontanément dans les centres de dépistage existant.
    Le projet aussi de former des pairs (peer educators) dans ces même groupe cibles pour amener le message au sein de groupes difficiles à toucher autrement ; facile sur papier mais en pratique comment apporter un message à des hommes aimant les hommes luxembourgeois qui sortent essentiellement à Metz, à Bruxelles ou à Saarbrucken ?
    Le souhait aussi de proposer plus systématiquement le dépistage dans des prises de sang faites pour une autre raison chez tous les patients, comme on fait généralement pour le dosage de la glycémie ou la numération formule sanguine. Pour essayer de diagnostiquer plus tôt dans leur évolution les porteurs du virus qui s’ignorent, et de ce fait continuent à transmettre le virus.
    2011 année record !?
    En nombre de nouveaux cas d’infection à HIV inclus dans la cohorte luxembourgeoise. 72 nouveaux cas d’infection à HIV diagnostiquées au Luxembourg. C’est effectivement le nombre le plus élevé depuis le début de l’épidémie. Mais 28 d’entre eux étaient déjà au courant de leur infection au moment de ce diagnostic, donc 44 « seulement » sont vraiment des nouveaux diagnostics.
    En conclusion : il n’y a donc pas de réelle augmentation du nombre de nouveaux cas par rapport aux années précédentes, mais le nombre en soi reste important. Et cela justifie pleinement les efforts de dépistage large, ciblé et précoce prévus dans le nouveau plan d’action.

    • Date de parution:
    • Editeur: Comité de Surveillance du SIDA Luxembourg
    • Maladies, Santé sexuelle, Politique nationale
    • 2009
    • Rapport
    • Français

    2008 : HIV/SIDA au temps de la crise.
    N’oublions pas la crise HIV/SIDA. 68 infections diagnostiquées au Luxembourg en 2008 nous interpellent. Un certain nombre de ces infections étaient importées et n’auraient pas pu être évitées par le programme de prévention luxembourgeois. Néanmoins le Comité de Surveillance s’est remis en question.

    • Date de parution:
    • Editeur: Comité de Surveillance du SIDA Luxembourg
    • Maladies, Santé sexuelle
    • 2010
    • Rapport
    • Français, Anglais

    Ce nouveau rapport publié conjointement par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF) et le Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA), présente les progrès réalisés au cours de l'année écoulée.
    Il fait état également du chemin qu'il reste à parcourir car, contrairement aux objectifs fixés, l’accès universel à la prévention, au traitement et à la prise en charge de l’infection à VIH ne seront pas atteints en 2010.
    Il s'agit de la quatrième édition d'une série de rapports annuels publiés depuis 2006 en collaboration avec les autres partenaires de la lutte contre le VIH/sida.

    • Date de parution:
    • Editeur: Organisation Mondiale de la Santé (OMS) [World Health Organization (WHO)]
    • Politique nationale, Maladies, Santé sexuelle
    • 2016
    • Rapport
    • Français

    En 2015, alors que ONUSIDA annonce des chiffres telle qu’une réduction de 35% des nouvelles infections depuis 2000 ou une diminution de 42% des décès liés au SIDA depuis 2004, les chiffres de l’épidémie au Luxembourg sont malheureusement moins bons. 93 nouvelles entrées dans la cohorte luxembourgeoise, dont 57 patients qui n’étaient pas diagnostiqués dans un autre pays auparavant, donc des « vrais nouveaux » cas.

    Plus en détail, l’optimiste retiendra pour la première fois depuis des années une réduction sensible dans le groupe des hommes ayant du sexe avec des hommes (HSH), alors que le pessimiste sera choqué par le nombre de nouveaux diagnostics chez les usagers de drogue, chiffre qui dépasse encore le chiffre record de 2014. C’est un problème de taille et la parade n’est pas évidente.

    Pour ONUSIDA, la nouvelle devise s’appelle 90-90-90. Et ce n’est pas qu’un slogan, c’est une stratégie ambitieuse, dont l’objectif est de mettre fin au SIDA comme épidémie d’ampleur mondiale d’ici à 2030. Pour cela, 90% des personnes porteuses du virus doivent être dépistées ; 90% parmi celles qui sont testées positives doivent être mises sous traitement et enfin 90% des personnes ayant débuté un traitement doivent rester adhérentes et atteindre une charge virale indétectable. Pour cela il faudra largement appliquer le « treatment as prévention (TasP) » et le « test ans treat ». Après la France, les USA et l’ONUSIDA, la European AIDS Clinical Society recommande depuis 2015 de traiter toute personne diagnostiquée, et le comité de surveillance du SIDA recommande vivement que le Luxembourg suive cette voie.

    Nous avions annoncé l’arrivée imminente de la prophylaxie pré-exposition (PrEP) dans l’éditorial de 2014. Entretemps, la ministre française a donné une autorisation temporaire d’utilisation du Truvada dans cette indication et à l’occasion de la journée mondiale du SIDA 2015, elle a annoncé un remboursement possible sous des conditions bien précises et dans des centres agréés de ce médicament pour des personnes qui ne veulent ou ne peuvent pas utiliser le préservatif pour des rapports sexuels à risque. Si le Luxembourg adoptait une attitude similaire, il s’agirait d’un projet bien encadré, avec des groupes cibles bien définis et comprenant toujours le message du « safer sex / safer use », donc de l’utilisation du préservatif comme base de la prévention de la transmission sexuelle du HIV, la PrEP étant vue comme un outil additionnel. Nous espérons cependant que cet outil additionnel sera mis en place prochainement.

    Avec les progrès importants réalisés par les pays en développement dans l'accès aux traitements antiviraux d'une part et l'afflux important de demandeurs de protection internationale dans tous les pays d'Europe d'autre part, nous sommes confrontés de plus en plus souvent à des patients dont la demande d'asile a été refusée qui soient priés de quitter le territoire, même s'ils nécessitent des traitements médicaux lourds.

    Ce sont des patients qui se trouvaient souvent dans un état critique lors de leur prise en charge au Luxembourg et qui maintenant se portent bien grâce à nos traitements efficaces. Ils bénéficiaient d'un statut de tolérance pour raison médicale. Les pays européens adoptent actuellement une interprétation très restrictive de la convention européenne des droits de l'homme et il faut presque qu'une personne soit en danger de mort à court terme pour pouvoir continuer à bénéficier de ce statut de tolérance à l'éloignement. De nombreux pays européens, dont le nôtre, s'appuient désormais sur l'avis d'une base de données médicales nommée medCOI (medical country of origin information) pour juger si les traitements dont le patient a besoin sont disponibles dans son pays. MedCOI ne tient cependant pas compte de l'accessibilité géographique réelle ni de la gratuité des trithérapies, ni de l'attitude vis-à-vis des minorités comme les HSH, les usagers de drogues, ni de la stabilité politique du pays et pour certains patients cela signifie qu'ils n'auront pas la garantie d'un traitement approprié et continue et que leur état risquera de se dégrader rapidement.

    Le comité espère que le Luxembourg, un des pays dont l'aide au développement est parmi les plus élevées au monde, évaluera, comme par le passé, les situations médicales des personnes soumises à un statut de tolérance au cas par cas, afin que chaque personne vivant sur son territoire puisse bénéficier d’un accès aisé et ininterrompu aux traitements dont elle a besoin.

    • Date de parution:
    • Editeur: Comité de Surveillance du SIDA Luxembourg
    • Maladies, Santé sexuelle, Politique nationale
    • 2010
    • Rapport
    • Français

    HIV/SIDA au Luxembourg en 2009

    L’année passée le Comité de Surveillance du Sida avait pris 3 résolutions. Il a commencé à les mettre en oeuvre en 2009 :

    1. Le Comité a été en partie rajeuni et des représentants supplémentaires de la Société Civile en font partie désormais.
    2. Le Dispositif d’Intervention Mobile permettant de faire de la prévention chez ceux qui ont de la peine à accepter les méthodes traditionnelles, a commencé ses activités.
    3. Le Comité a appris à mieux connaître l’épidémie HIV/SIDA au Luxembourg – il a eu en automne 2009 l’accord du Comité national d’Ethique pour entreprendre les enquêtes nécessaires.

    En octobre : Health Consumer Powerhouse*, qui est une organisation européenne représentant les intérêts des patients – dans ce cas des patients infectés à HIV – a attribué la meilleure note au Luxembourg (857 points sur un total possible de 1000 points) parmi 29 pays européens (les 27 pays de l’U.E. + la Suisse et la Norvège). Les points essentiels considérés par Health Consumer Powerhouse étaient la prévention, l’accès aux traitements, la non-discrimination pour tous et plus particulièrement les populations qui ont plus de risques de s’infecter: utilisateurs de drogues parentérales, professionnel(le)s du sexe, migrants, hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes, prisonniers

    Le prix a été remis le 13 octobre 2009 à Bruxelles dans les locaux du Parlement Européen en présence de députés de la Suède qui détenait à ce moment la présidence de l’Europe.

    Le Luxembourg considère cette récompense comme l’aboutissement de sa politique suivie depuis plus de 25 ans.

    • Date de parution:
    • Editeur: Comité de Surveillance du SIDA Luxembourg
    • Santé sexuelle, Maladies
    • 2014
    • Brochure
    • Français

    Actuellement, il est possible de prendre un traitement d'urgence, appelé Post Exposure Prophylaxis [PEP] suite à une situation à haut risque de transmission du VIH/SIDA. Ce traitement a pour but d’empêcher le virus du SIDA de pénétrer dans les cellules du corps humain et donc de diminuer le risque d’une éventuelle infection VIH.
    Cette brochure aborde les thèmes suivants: Qu’est ce la PEP ? / Dans quel cas prendre une PEP ? / Dans ces cas là, que faire ? / Qu’implique le traitement d’urgence ? / Adresses utiles.

    • Date de parution:
    • Editeur: Ministère de la Santé - Direction de la santé
    • Maladies, Santé sexuelle
    • 2015
    • Brochure
    • Allemand, Anglais, Français, Portugais

    Cette nouvelle brochure rappelle les modes de transmission du VIH.

    • Date de parution:
    • Editeur: Ministère de la Santé - Direction de la santé HIV Berodung - Croix-Rouge luxembourgeoise
    • Politique nationale, Maladies, Santé sexuelle
    • 2014
    • Rapport
    • Français

    Les chiffres 2013 restent à un niveau élevé par rapport à 2012: 82 nouvelles entrées dans la cohorte HIV luxembourgeoise, comparé à 83 nouveaux en 2012. Le nombre de vrais nouveaux cas (non au courant de leur diagnostic avant 2013) est de 53, comparé à 51 pour 2012. Nous n’observons pas de réelle diminution de la courbe épidémique.

    En ce qui concerne les modes d’acquisition du virus, la situation est identique à celle de 2012 avec 37 transmissions chez les MSM, en augmentation ces dernières années comme dans les autres pays européens, puis 33 transmissions par voie hétérosexuelle et 7 chez les usagers de drogues intraveineuses.

    L’épidémie HIV au Luxembourg se caractérise par une grande diversité des virus qui reflète une population cosmopolite. En effet, la diversité des génotypes HIV-1 s’est accrue au cours des dix dernières années au Luxembourg et l’on observe actuellement une majorité de nouvelles infections par des virus B. Les pays de naissance des nouveaux patients expliquent la diversité.

    • Date de parution:
    • Editeur: Comité de Surveillance du SIDA Luxembourg
  • Dernière modification le 12-10-2015