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    • Maladies, Santé sexuelle, Politique nationale
    • 2008
    • Rapport
    • Français

    2007 : Succès, complications des succès, défis.
    Le succès définitif n'a pas eu lieu en 2007 non plus : nous n'avons toujours pas à disposition ni traitement curatif ni vaccin. iIl y a même eu en 2007 un revers certain avec un candidat-vaccin sur lequel beaucoup d'espoirs étaient basés qui s'est révélé inefficace.

    • Date de parution:
    • Editeur: Comité de Surveillance du SIDA Luxembourg
    • Santé sexuelle, Maladies, Politique nationale
    • 2015
    • Rapport
    • Français

    Les chiffres présentés, dans cette nouvelle édition 2014 du rapport du Comité de surveillance Sida, sont plutôt alarmants. En effet, le Comité de surveillance a observé encore plus de nouveaux cas en 2014 qu’en 2013, et de loin : 96 comparé à 83, soit une augmentation de 15%.
    Si les chiffres sont à interpréter avec prudence – une partie de cette augmentation est certes due à une stratégie de dépistage proactive – la tendance va clairement dans la mauvaise direction.
    Ce constat se confirme davantage chez les consommateurs de drogues.
    L’attitude de ces consommateurs envers les moyens de prévention lors de la consommation de drogue ou de rapports sexuels a manifestement changé : le « safer use » n’est plus perçu comme une évidence. Dans ce sens, toutes les forces professionnelles en matière de drogue doivent trouver des nouvelles voies de manière créative et éducative, afin d’apporter les informations ciblées à ce groupe et de responsabiliser les personnes concernées envers elles-mêmes et envers les autres.

    • Date de parution:
    • Editeur: Comité de Surveillance du SIDA Luxembourg
    • Maladies, Santé sexuelle, Politique nationale
    • 2012
    • Rapport
    • Français

    Et en 2011 ? - un nouveau plan d’action pour 5 ans.
    Quoi de neuf dans ce nouveau plan d’action? Essentiellement de la continuité, parce qu’on ne change pas une équipe / stratégie qui gagne. Mais quelques ajouts et nouveautés tout de même. Essentiellement l’extension de l’offre de dépistage : dépistage ciblé sur les groupes à haut risque d’une part et dépistage grand public d’autre part. Création de deux centres de dépistage anonyme et gratuit, au CHdN à Ettelbruck et au CHEM à Esch. Formation des laborantins et infirmières-préleveuses des laboratoires des hôpitaux et des laboratoires privés au counselling pré- et post -test. Extension des activités du DIMPS (dispositif d’intervention mobile pour la prévention et la promotion de la santé sexuelle), pour assurer une présence digne de ce nom aux lieux de rencontre gays, sur le trottoir, au centre Abrigado, aux foyers pour demandeurs d’asile. Ceci dans l’objectif d’amener le test aux personnes exposées mais qui n’auraient pas tendance à se rendre spontanément dans les centres de dépistage existant.
    Le projet aussi de former des pairs (peer educators) dans ces même groupe cibles pour amener le message au sein de groupes difficiles à toucher autrement ; facile sur papier mais en pratique comment apporter un message à des hommes aimant les hommes luxembourgeois qui sortent essentiellement à Metz, à Bruxelles ou à Saarbrucken ?
    Le souhait aussi de proposer plus systématiquement le dépistage dans des prises de sang faites pour une autre raison chez tous les patients, comme on fait généralement pour le dosage de la glycémie ou la numération formule sanguine. Pour essayer de diagnostiquer plus tôt dans leur évolution les porteurs du virus qui s’ignorent, et de ce fait continuent à transmettre le virus.
    2011 année record !?
    En nombre de nouveaux cas d’infection à HIV inclus dans la cohorte luxembourgeoise. 72 nouveaux cas d’infection à HIV diagnostiquées au Luxembourg. C’est effectivement le nombre le plus élevé depuis le début de l’épidémie. Mais 28 d’entre eux étaient déjà au courant de leur infection au moment de ce diagnostic, donc 44 « seulement » sont vraiment des nouveaux diagnostics.
    En conclusion : il n’y a donc pas de réelle augmentation du nombre de nouveaux cas par rapport aux années précédentes, mais le nombre en soi reste important. Et cela justifie pleinement les efforts de dépistage large, ciblé et précoce prévus dans le nouveau plan d’action.

    • Date de parution:
    • Editeur: Comité de Surveillance du SIDA Luxembourg
    • Maladies, Santé sexuelle, Politique nationale
    • 2009
    • Rapport
    • Français

    2008 : HIV/SIDA au temps de la crise.
    N’oublions pas la crise HIV/SIDA. 68 infections diagnostiquées au Luxembourg en 2008 nous interpellent. Un certain nombre de ces infections étaient importées et n’auraient pas pu être évitées par le programme de prévention luxembourgeois. Néanmoins le Comité de Surveillance s’est remis en question.

    • Date de parution:
    • Editeur: Comité de Surveillance du SIDA Luxembourg
    • Politique nationale, Maladies, Santé sexuelle
    • 2016
    • Rapport
    • Français

    En 2015, alors que ONUSIDA annonce des chiffres telle qu’une réduction de 35% des nouvelles infections depuis 2000 ou une diminution de 42% des décès liés au SIDA depuis 2004, les chiffres de l’épidémie au Luxembourg sont malheureusement moins bons. 93 nouvelles entrées dans la cohorte luxembourgeoise, dont 57 patients qui n’étaient pas diagnostiqués dans un autre pays auparavant, donc des « vrais nouveaux » cas.

    Plus en détail, l’optimiste retiendra pour la première fois depuis des années une réduction sensible dans le groupe des hommes ayant du sexe avec des hommes (HSH), alors que le pessimiste sera choqué par le nombre de nouveaux diagnostics chez les usagers de drogue, chiffre qui dépasse encore le chiffre record de 2014. C’est un problème de taille et la parade n’est pas évidente.

    Pour ONUSIDA, la nouvelle devise s’appelle 90-90-90. Et ce n’est pas qu’un slogan, c’est une stratégie ambitieuse, dont l’objectif est de mettre fin au SIDA comme épidémie d’ampleur mondiale d’ici à 2030. Pour cela, 90% des personnes porteuses du virus doivent être dépistées ; 90% parmi celles qui sont testées positives doivent être mises sous traitement et enfin 90% des personnes ayant débuté un traitement doivent rester adhérentes et atteindre une charge virale indétectable. Pour cela il faudra largement appliquer le « treatment as prévention (TasP) » et le « test ans treat ». Après la France, les USA et l’ONUSIDA, la European AIDS Clinical Society recommande depuis 2015 de traiter toute personne diagnostiquée, et le comité de surveillance du SIDA recommande vivement que le Luxembourg suive cette voie.

    Nous avions annoncé l’arrivée imminente de la prophylaxie pré-exposition (PrEP) dans l’éditorial de 2014. Entretemps, la ministre française a donné une autorisation temporaire d’utilisation du Truvada dans cette indication et à l’occasion de la journée mondiale du SIDA 2015, elle a annoncé un remboursement possible sous des conditions bien précises et dans des centres agréés de ce médicament pour des personnes qui ne veulent ou ne peuvent pas utiliser le préservatif pour des rapports sexuels à risque. Si le Luxembourg adoptait une attitude similaire, il s’agirait d’un projet bien encadré, avec des groupes cibles bien définis et comprenant toujours le message du « safer sex / safer use », donc de l’utilisation du préservatif comme base de la prévention de la transmission sexuelle du HIV, la PrEP étant vue comme un outil additionnel. Nous espérons cependant que cet outil additionnel sera mis en place prochainement.

    Avec les progrès importants réalisés par les pays en développement dans l'accès aux traitements antiviraux d'une part et l'afflux important de demandeurs de protection internationale dans tous les pays d'Europe d'autre part, nous sommes confrontés de plus en plus souvent à des patients dont la demande d'asile a été refusée qui soient priés de quitter le territoire, même s'ils nécessitent des traitements médicaux lourds.

    Ce sont des patients qui se trouvaient souvent dans un état critique lors de leur prise en charge au Luxembourg et qui maintenant se portent bien grâce à nos traitements efficaces. Ils bénéficiaient d'un statut de tolérance pour raison médicale. Les pays européens adoptent actuellement une interprétation très restrictive de la convention européenne des droits de l'homme et il faut presque qu'une personne soit en danger de mort à court terme pour pouvoir continuer à bénéficier de ce statut de tolérance à l'éloignement. De nombreux pays européens, dont le nôtre, s'appuient désormais sur l'avis d'une base de données médicales nommée medCOI (medical country of origin information) pour juger si les traitements dont le patient a besoin sont disponibles dans son pays. MedCOI ne tient cependant pas compte de l'accessibilité géographique réelle ni de la gratuité des trithérapies, ni de l'attitude vis-à-vis des minorités comme les HSH, les usagers de drogues, ni de la stabilité politique du pays et pour certains patients cela signifie qu'ils n'auront pas la garantie d'un traitement approprié et continue et que leur état risquera de se dégrader rapidement.

    Le comité espère que le Luxembourg, un des pays dont l'aide au développement est parmi les plus élevées au monde, évaluera, comme par le passé, les situations médicales des personnes soumises à un statut de tolérance au cas par cas, afin que chaque personne vivant sur son territoire puisse bénéficier d’un accès aisé et ininterrompu aux traitements dont elle a besoin.

    • Date de parution:
    • Editeur: Comité de Surveillance du SIDA Luxembourg
    • Maladies, Santé sexuelle, Politique nationale
    • 2010
    • Rapport
    • Français

    HIV/SIDA au Luxembourg en 2009

    L’année passée le Comité de Surveillance du Sida avait pris 3 résolutions. Il a commencé à les mettre en oeuvre en 2009 :

    1. Le Comité a été en partie rajeuni et des représentants supplémentaires de la Société Civile en font partie désormais.
    2. Le Dispositif d’Intervention Mobile permettant de faire de la prévention chez ceux qui ont de la peine à accepter les méthodes traditionnelles, a commencé ses activités.
    3. Le Comité a appris à mieux connaître l’épidémie HIV/SIDA au Luxembourg – il a eu en automne 2009 l’accord du Comité national d’Ethique pour entreprendre les enquêtes nécessaires.

    En octobre : Health Consumer Powerhouse*, qui est une organisation européenne représentant les intérêts des patients – dans ce cas des patients infectés à HIV – a attribué la meilleure note au Luxembourg (857 points sur un total possible de 1000 points) parmi 29 pays européens (les 27 pays de l’U.E. + la Suisse et la Norvège). Les points essentiels considérés par Health Consumer Powerhouse étaient la prévention, l’accès aux traitements, la non-discrimination pour tous et plus particulièrement les populations qui ont plus de risques de s’infecter: utilisateurs de drogues parentérales, professionnel(le)s du sexe, migrants, hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes, prisonniers

    Le prix a été remis le 13 octobre 2009 à Bruxelles dans les locaux du Parlement Européen en présence de députés de la Suède qui détenait à ce moment la présidence de l’Europe.

    Le Luxembourg considère cette récompense comme l’aboutissement de sa politique suivie depuis plus de 25 ans.

    • Date de parution:
    • Editeur: Comité de Surveillance du SIDA Luxembourg
    • Politique nationale, Maladies, Santé sexuelle
    • 2014
    • Rapport
    • Français

    Les chiffres 2013 restent à un niveau élevé par rapport à 2012: 82 nouvelles entrées dans la cohorte HIV luxembourgeoise, comparé à 83 nouveaux en 2012. Le nombre de vrais nouveaux cas (non au courant de leur diagnostic avant 2013) est de 53, comparé à 51 pour 2012. Nous n’observons pas de réelle diminution de la courbe épidémique.

    En ce qui concerne les modes d’acquisition du virus, la situation est identique à celle de 2012 avec 37 transmissions chez les MSM, en augmentation ces dernières années comme dans les autres pays européens, puis 33 transmissions par voie hétérosexuelle et 7 chez les usagers de drogues intraveineuses.

    L’épidémie HIV au Luxembourg se caractérise par une grande diversité des virus qui reflète une population cosmopolite. En effet, la diversité des génotypes HIV-1 s’est accrue au cours des dix dernières années au Luxembourg et l’on observe actuellement une majorité de nouvelles infections par des virus B. Les pays de naissance des nouveaux patients expliquent la diversité.

    • Date de parution:
    • Editeur: Comité de Surveillance du SIDA Luxembourg
    • Politique nationale, Maladies, Santé sexuelle
    • 2013
    • Rapport
    • Français

    Depuis 15 ans et l’avènement des trithérapies antivirales, nous avons appris à traiter nos patients, avec des régimes médicamenteux de plus en plus simples et mieux tolérés, entrainant une diminution nette de la mortalité.

    Nous savons également que ces traitements peuvent empêcher la transmission du virus à des partenaires non infectés. Dans une grande étude bien contrôlée cette efficacité de réduction était de 82%, et l’OMS ONUSIDA recommandent cette approche à grande échelle pour arriver à contrôler l’épidémie dans les pays à forte mais aussi à faible prévalence.

    Tester et diagnostiquer tôt, traiter tôt afin de réduire les nouvelles infections.

    Dans 25 pays à forte prévalence, on a pu, grâce aux traitements et à la prévention, voir le nombre de nouveaux cas diminuer de plus de 50%.

    Et ces progrès ont été obtenus en Afrique, alors qu’en Europe –surtout de l’Est, mais aussi chez nous- l’épidémie continue à augmenter.

    Et ce n’est évidemment pas à cause d’un manque d’accès aux traitements ni au diagnostic précoce.

    Malheureusement nous avons observé 83 nouveaux cas dans la cohorte luxembourgeoise, et parmi ceux-ci tout de même 51 « vrais nouveaux », qui n’étaient pas encore au courant de leur diagnostic avant janvier 2012. Ceci comparé à 72 et 63 pour les nouveaux totaux en 2011 et 2010 respectivement, et 44 pour les « vrais » nouveaux en 2011, soit une augmentation continue de plus de 10% par an. La différence entre les nouveaux totaux et les vrais nouveaux diagnostics est représentée par une trentaine de personnes qui étaient déjà au courant de leur diagnostic et suivis ailleurs avant leur prise en charge au Luxembourg.

    On estime que un quart environ des personnes vivant avec le VIH ne sont pas au courant de leur infection et continuent donc potentiellement de transmettre le virus à leur insu.

    Pour cette raison le sujet de la campagne 2013 sera le dépistage, toujours et encore et à toutes les sauces.

    D’une part un dépistage ciblé basé sur les maladies indicatrices, les « indicator diseases », à l’attention des médecins de toutes les spécialités. On voit encore trop souvent des patients qui présentent un zona, un syndrome mononucléosique, des problèmes de peau inexpliqués, des maladies sexuellement transmises ou des hépatites virales et auxquelles on n’a pas proposé de dépistage pour le VIH ! Autant d’occasions ratées pour un diagnostic précoce !

    D’autre part le dépistage à grande échelle, à l’occasion de prises de sang réalisées pour toutes sortes d’autres raisons. Le dépistage comme mesure préventive : tout comme on dosera le cholestérol ou la glycémie, nous suggérons de faire au moins une fois pour toute personne en âge d’activité sexuelle et plus régulièrement pour des personnes exposées plus souvent au virus de par leur mode de vie, leurs activités ou leur environnement.

    Ainsi on proposerait que les hommes aimant les hommes se testent une fois par an, voire plus souvent s’ils ont beaucoup de partenaires différents.

    Si on pouvait arriver ainsi à détecter en l’espace de quelques années une grande partie des personnes porteuses du virus qui ne se savent pas contaminées, on pourrait avoir un impact réel.

    Tous les laboratoires du pays participent à cette action, en faisant former leur personnel au « counselling » en matière de dépistage et prévention du VIH.

    De nouveaux sites de dépistage avec la possibilité de faire le test de façon anonyme et sans avoir besoin d’une demande d’analyse émise par un médecin, ont débuté leurs activités à Esch et à Ettelbruck dans les hôpitaux.

    Et la Zithaklinik prévoit de suivre la même démarche si la demande s’en fait sentir.

    Mais il faudra aller plus loin, continuer à étendre l’offre vers les personnes à risque qui ne recherchent pas spontanément l’accès aux soins, notamment les usagers de drogues et les travailleurs/euses du sexe.

    En augmentant la présence du DIMPS, dispositif d’intervention mobile pour la prévention en matière de santé sexuelles, qui va à la rencontre de ces populations.

    Et finalement il faudra des sites offrant des tests rapides avec remise dans la même séance du résultat, par des tests diagnostics rapides et du counselling, et ceci également en dehors des heures de bureau.

    L’Aidsberodung prévoit d’offrir ces tests rapides d’orientation diagnostique, qui existent déjà dans certains de nos pays voisins.

    Il y a du pain sur la planche, mais, si le concept fonctionne, on devrait voir le nombre de nouvelles infections diminuer dans quelques années.

    • Date de parution:
    • Editeur: Comité de Surveillance du SIDA Luxembourg
  • Dernière modification le 12-10-2015