Politique nationale en matière de drogues et d'addictions

Prévalence de consommation de drogues  en population générale

Les données sur l’usage problématique de drogues au Grand-Duché de Luxembourg permettent une analyse assez détaillée de la situation épidémiologique.

En matière d’usage de drogues en population générale, une enquête menée en 2015 fournira prochainement des données représentatives et actualisées pour la totalité de la population nationale.

On se référera pour cette raison aux résultats des dernières enquêtes en milieu scolaire qui permettent de suivre l’évolution de la consommation de drogues chez les jeunes.

Prévalence de l’Usage Problématique de Drogues (UPD)

Le nombre d’usagers problématique de drogues indexés par les institutions nationales en 2016 équivalait à 5846 personnes alors qu’il était de 4.701 en 2002. Dans ce recensement, les comptages multiples sont inclus ce qui signifie qu’une personne donnée a pu être indexée deux fois ou plus si on tient compte de toutes les institutions spécialisées établies sur le territoire national. Dès lors, ce chiffre ne représente pas la prévalence (la taille) effective de la population d’UPDs au niveau national qui, elle, se détermine par des méthodologies adaptées.

La surveillance épidémiologique de l’usage problématique des drogues illicites est assurée par le Réseau Luxembourgeois d'Information sur les Stupéfiants et les Toxicomanies (RELIS) mis en Point Focal Luxembourgeois (PFN) de l’Observatoire Européen des Drogues et des Toxicomanies (OEDT) en 1994. Les données fournies par RELIS constituent la base pour la rédaction du Rapport annuel sur l’état du phénomène de la Drogue au Grand-Duché de Luxembourg.

A titre comparatif, on retiendra qu’en 2002, 2383 personnes furent recensées par les institutions de réduction de la demande et 2318 par les instances de réduction de l’offre. En 2016, ces mêmes instances ont recensé respectivement 2974 et 2872 personnes

On observe depuis quelques années une augmentation du nombre de demandes de traitement ambulatoire et une stabilisation des demandes de traitement résidentiel et des demandes de désintoxication, alors que les contacts avec les structures "bas-seuil" (de première ligne) affichent une hausse générale (60.000 contacts en 2007 et 151.000 contacts en 2016).

Sur base des indicateurs RELIS et des études de prévalence à l’échelle nationale, il est raisonnable d’avancer que la prévalence des usagers problématiques de drogues s’est stabilisée lors des dix dernières années et se situe actuellement autour de 2250 personnes.

Stratégie nationale en matière d’interventions dans le domaine des drogues et des addictions

Définir une stratégie nationale en matière d’interventions dans le domaine des drogues et des addictions revient à poser les jalons conceptuels, les principes de base et les objectifs généraux dans lesquels viennent s’inscrire les mesures à inclure dans un plan d’action national structuré.

L’objectif général de la "Stratégie et du plan d’action gouvernementaux 2015–2019" en matière de lutte contre les drogues d’acquisition illicite et les addictions associées est de contribuer à atteindre un niveau élevé de protection en termes de santé publique, de sécurité publique et de cohésion sociale.

Pour atteindre son objectif le plan d’action 2015 – 2019 s’appuie prioritairement sur 2 piliers; à savoir la réduction de la demande et la réduction de l’offre et sur quatre axes transversaux:

  • la réduction des risques, dommages et nuisances,
  • la recherche et l’information,
  • les relations internationales,
  • les mécanismes de coordination.

Les détails des actions retenues et entreprises à ce jour peuvent être consultés respectivement dans le document original "Stratégie et du plan d’action gouvernementaux 2015–2019" en matière de lutte contre les drogues d’acquisition illicite et les addictions associées et dans le rapport d’évaluation externe du plan d'action national 2010-2014.

  • Dernière modification le 14-02-2018