Inauguration officielle du Contact Esch – le centre d'accueil pour personnes toxicomanes

de g. à d. André Zwally, échevin de la Ville d’Esch, Pim Knaff, échevin de la Ville d’Esch, Mandy Ragni, échevine de la Ville d’Esch, Georges Mischo, député-maire, Étienne Schneider, Vice-Premier ministre, ministre de la Santé, Jean-Nico Pierre, directeur de la Fondation « Jugend- an Drogenhëllef ».

Le Vice-premier ministre, ministre de la Santé, Étienne Schneider et Georges Mischo, député-maire de la Ville d’Esch-sur-Alzette, ont inauguré officiellement le centre d’accueil pour toxicomanes Contact Esch en présence du Dr Alain Origer, coordinateur national ‘Drogues’ et de Jean-Nico Pierre, directeur de la Fondation Jugend- an Drogenhëllef. Ce nouveau centre d’accueil, sis 130 rue de Luxembourg, sera géré par la Fondation Jugend- an Drogenhëllef.

Le Contact Esch est une structure combinée de jour avec salle de consommation supervisée pour usagers de substances illicites et conventionnée par le ministère de la Santé.

Cette structure, qui représente un maillon supplémentaire de la décentralisation des services d’aide spécialisés sur le plan national, se comprend en tant qu'offre à bas seuil pour usagers de drogues.

Le ministre Étienne Schneider a tout particulièrement salué « l’orientation humanitaire et déstigmatisante de l’approche préconisée par cette offre, garantissant aux usagers de drogues d’être traités avec respect et dignité ».

Depuis le plan d’action national ‘Drogues et addictions 2005-2009’, de plus en plus d’usagers de drogues illicites profitent des offres des services de réduction de risques existant à l’échelle nationale. Ceci a notamment été accompagné d’une baisse notable ces dix dernières années des décès par surdosage au Luxembourg.

En effet, depuis l’ouverture de la première salle de consommation supervisée de drogues à Luxembourg-Ville jusqu’à ce jour quelque 2.200 incidents de surdosage y ont été gérés et aucune surdose, prise en charge à l’intérieur de cette structure d’accueil, a connu une issue fatale.

Selon Étienne Schneider: « Lorsque nous essayons de réduire la consommation de drogues dans la population générale ou les conséquences négatives de l’abus de produits psychoactifs dans différents groupes cibles, nous poursuivons en réalité toujours un seul et même but, à savoir: prévenir les dommages liés à l’usage de drogues et à ses corollaires. La seule variable dans cette ’Équation Préventive’ est le moment auquel nous pouvons ou devons intervenir. »

Le programme de rénovation du bâtiment, acquis en 2010 par la Ville d’Esch-sur-Alzette, fait légende. L’immeuble a été rénové de fond en comble. Toutes les finitions, anciens équipements et installations ont été enlevés jusqu’à la structure portante. Le bâtiment même accueillera l’antenne eschoise de la Fondation Jugend- an Drogenhëllef et l’administration de Contact Esch. La structure pour personnes toxicomanes proprement dite est installée dans des modules préfabriqués érigés à l’arrière de la propriété. Le gros des frais de construction et de rénovation ainsi que des frais de personnel et de fonctionnement du Contact-Esch sont pris en charge par le ministère de la Santé.

Suite à une série d'échanges informatifs avec les habitants du quartier et l'investissement des lieux par l'équipe encadrante, le Café-Contact, offre de jour bas-seuil, et les offres sociales y associées, seront prochainement opérationnelles. La salle de consommation supervisée de drogues viendra compléter l'offre globale du centre Contact Esch au plus tard en septembre 2019.

  • Dernière modification le 25-07-2019