Les membres du gouvernement solidaires pour le don d’organes

(© SIP / Jean-Christophe Verhaegen)

En marge du Conseil de gouvernement, le Vice-Premier ministre, ministre de la Santé, Étienne Schneider, a remis les « Passeports de Vie » aux membres du gouvernement, petite carte, sur laquelle son détenteur peut exprimer sa décision au sujet du don d’organes.

Le gouvernement tient ainsi à marquer son soutien au don d’organes à Luxembourg, qui est un acte de générosité et de solidarité qui peut sauver des vies.

« Nombreux sont ceux qui ne pourront pas bénéficier d’une transplantation, faute de greffons ! La pénurie d’organes est bel et bien une triste réalité. Il est donc essentiel d’informer la population sur cette situation alarmante. » a souligné Étienne Schneider.

En 2018, 78 résidents luxembourgeois étaient en attente d’une greffe. 21 organes, émanant de 7 donneurs, ont pu être prélevés au Luxembourg. Grâce à la collaboration du Luxembourg avec Eurotransplant 34 personnes ont pu être transplantées à l’étranger.

Les résidents luxembourgeois : présumés donneurs !

Selon la loi de 1982 sur le prélèvement d’organes et de tissus humains, il y a une présomption de solidarité: on considère que chacun accepte de faire don de ses organes après sa mort, s'il n'a pas exprimé explicitement son refus. 

Pourtant, en pratique, les professionnels de la santé confrontés à un cas de donneur potentiel, recueillent toujours le consentement des proches ou de la famille du défunt. Malheureusement de nombreux refus sont encore enregistrés de la part des familles.

Le témoignage de sa décision facilitera le travail des équipes médicales, sachant que la procédure de transplantation est une course contre la montre. Il soulagera les proches d’une lourde charge émotionnelle dans une situation difficile et souvent inattendue.

  • Dernière modification le 05-04-2019